ITW Valériane Ayayi : « Une vraie bande de copines »

ITW Valériane Ayayi : « Une vraie bande de copines »

A partir du samedi 19 mai, Bourges et Tarbes se disputeront le titre de championnes de France. Si les Berruyères sont les favorites logiques, elles n’entendent pas prendre leurs adversaires à la légère. Pour faire la différence, elles comptent notamment s’appuyer sur un collectif fort, comme nous l’a expliqué l’ailière Valériane Ayayi.

Ladyhoop : Avant la finale des playoffs face à Bourges, quel bilan fais-tu de la saison de Bourges ?
Valériane Ayayi : La saison est plutôt réussie. On a bien fait ce qu’on avait à faire. On a fini à la première place de la saison régulière. On a gagné la Coupe de France, qui était aussi un objectif du club. On a bien avancé, même si au départ on a eu des difficultés à trouver un collectif stable car on a eu des blessées tout au long de la saison. C’était important de terminer à cette première place pour avoir l’avantage du terrain sur toute la durée des playoffs.

Ladyhoop : Quand on est Bourges, on ne doit viser que la première place ?
VA : Oui c’est sûr. Après, le président nous a quand même félicité pour cette première place car ça faisait un moment que Bourges n’avait pas terminé à la première place de la saison régulière. Il était content, comme nous. Quand on est Bourges, on a forcément envie de cette place car c’est un club de prestige. C’est un objectif atteint.

Ladyhoop : Tu parlais des difficultés à trouver un collectif stable; on a quand même l’impression que votre force est d’être une bande de copines au-delà d’une équipe…
VA : C’est une vraie bande de copines. C’est, je pense, ce qui nous a permis de pallier à certaines absences. On a perdu longtemps Sarah Michel, Katherine Plouffe, Elodie Godin.. Laia Palau est arrivée en cours de saison. C’était compliqué, pas facile mais on a réussi à s’en sortir.

Ladyhoop : Est-ce-que ce genre de difficultés n’est pas idéal pour ne pas arriver trop relaxe au moment des playoffs ?
VA : Çà nous permet d’être plus combatives, d’apprendre à pallier certaines absences. Il faut qu’on en fasse chacune un petit peu plus, et ça permet de voir ce qu’on a dans le ventre.

Ladyhoop : Vous allez jouer Tarbes en finale des playoffs; que penses-tu de cette équipe ?
VA : Concrètement elles marchent sur l’eau. On en est tous témoin. C’est une équipe qui joue aussi très, très bien. On voit aussi que c’est une bande de copines. Elles ne sont pas beaucoup, mais elles donnent de l’énergie les unes pour les autres. Çà va être une très bonne finale. On joue pour ces moments-là.

Ladyhoop : Si vous obtenez le titre de championne,vous dépasser le record des Demoiselles de Clermont; vous y pensez ?
VA : Complètement. Çà fait partie des challenges que l’on s’était fixé en début de saison avec les filles et le staff. C’est à nous de faire le travail pour l’atteindre.

Ladyhoop : A titre personnel, cela représente quelque chose pour toi d’être présente dans le cinq majeur de la saison ?
VA : Oui et non. Oui parce que c’est flatteur. J’avais été mvp à la Coupe de France mais c’était aussi grâce à mes coéquipières. C’est tout un travail d’équipe. Par contre, je suis fière d’être là avec deux autres joueuses de l’équipe (Alexia Chartereau et Marine Johannes) et le coach (Olivier Lafargue). Çà montre que l’on a une certaine valeur.

Ladyhoop : Tu as déjà presque tout connu en LFB à seulement 24 ans; comment continuer à avoir faim ?
VA : Parce qu’on change aussi d’équipe. J’ai changé trois fois en trois ans. Çà permet d’avoir de nouvelles personnes autour de moi, de travailler avec de nouvelles joueuses. Et puis les titres. On ne peut pas se lasser d’en gagner. C’est quelque chose d’important dans une carrière.  C’est toujours bien de pouvoir raconter après à ses petits frères, ses petites sœurs et plus tard à mes enfants que j’ai pu gagner deux/trois titres.

Crédit photo : Ann-Dee Lamour