ITW Valériane Ayayi : « On a une certaine régularité »

ITW Valériane Ayayi : « On a une certaine régularité »

Valériane Ayayi a beau n’avoir que 23 ans elle est déjà l’une des incontournables de l’équipe de France. Sur l’Euro qui vient de se terminer elle a ainsi remporté sa deuxième médaille d’argent. Une preuve de régularité non seulement pour elle mais plus largement pour l’Equipe de France.

Ladyhoop : Quel bilan fais-tu de cet Euro ?
Valériane Ayayi : Dans l’ensemble c’est plutôt satisfaisant. Il y’a eu très peu de temps de préparation et on a bien optimisé ce temps-là compte tenu des états de forme différents, des saisons plus ou moins longues. Il y’a quand même de la déception et de la frustration. J’ai presque envie de dire c’est encore une finale de perdue. Mais on sait que l’Espagne c’était quand même une très forte équipe. On aurait quand même voulu que ça se passe autrement. Il faut rebondir sur ça et prendre le positif pour avancer sur d’autres compétitions.

Ladyhoop : Le point positif c’est aussi que cela fait une médaille de plus pour les Bleues; cette stabilité n’est pas négligeable…
VA : C’est vrai qu’au bout d’un moment on s’est rendu compte que des grosses équipes sortaient rapidement. On se disait qu’il ne fallait pas que l’on boude notre plaisir d’être là. On avait fait le travail pour en arriver là. Maintenant c’est vrai que l’on a une certaine régularité. Sur les cinq dernières compétitions européennes il y’a eu des médailles. Çà montre que la Fédération travaille bien, que les joueuses s’intègrent bien.

Ladyhoop : Ce qui semble être un gros plus c’est le mix des générations; c’est facile d’intégrer cette équipe ?
VA : C’est ce que je disais à Anglet. Tous les jours on en apprend avec les plus anciennes. Nous on leur en apprend car on ne parle pas de la même façon qu’elles, on ne regarde pas les mêmes choses qu’elles… Je pense que les plus anciennes accueillent facilement les nouvelles quand elles viennent non pas pour briller en équipe de France mais pour faire briller l’équipe de France. Ce sont des valeurs que la Fédération répète et répète. C’est cette ambiance qui permet que jeunes ou moins jeunes on puisse avoir des délires ensemble.

Ladyhoop : Est-ce-qu’il y’avait une motivation particulière cette année à cause des arrêts de Gaëlle Skrela et Céline Dumerc ?
VA : On en a beaucoup parlé; elles ont eu leur remise de cadeaux lors des matchs en France. Après elles nous avaient prévenu qu’elles ne voulaient pas que ce soit un jubilé, que l’on joue le titre comme une sorte de cadeau. Mais à la fin on est toutes parties les voir pour leur dire qu’on était désolé de finir comme ça. Çà quand même été un soulagement de finir avec une médaille; ça a peut-être été un trop soulagement et on s’est peut-être relâché. On apprendra à passer outre tout ça et à aller gagner la médaille que l’on veut vraiment.

Ladyhoop : Comment tu te situes dans cette équipe ? Tu es à la fois jeune mais avec une certaine expérience…
VA : C’est compliqué d’une certaine façon. Au niveau de l’âge je suis plutôt jeune mais au niveau des sélections je me retrouve avec Diandra qui a trois ans de plus que moi, qui est une cadre de l’équipe. Mais pour l’instant je me dis que je suis avec les jeunes avec lesquelles j’ai passé des étés à gagner des titres. Je n’ai que 23 ans mais c’est vrai que la question se pose. J’en parlais avec la coach aussi mais je me considère comme une jeune.

Ladyhoop : L’autre force c’est aussi le fait que vous venez pour servir l’équipe de France et non l’inverse ?
VA : Quand on vient en équipe de France on sait que l’on ne vient pas pour dire « je suis joueuse de l’équipe de France ». On vient pour faire briller l’équipe, pour apporter ce que l’on peut apporter à l’équipe. C’est toujours pour l’équipe. Je pense que c’est ce qui permet cette régularité.

Crédit photo : Romain Chaib