ITW Stéphane Leite : « Au niveau de la Bretagne, il y a un vrai engouement autour du club »

ITW Stéphane Leite : « Au niveau de la Bretagne, il y a un vrai engouement autour du club »

Ladyhoop : Comment s’est passée la pré-saison de Landerneau ?
Stéphane Leite : Elle s’est bien passée. On a eu une chance par rapport aux autres équipes, c’est d’avoir un groupe au complet très rapidement. Par contre, on a eu quelques petits pépins physiques qui nous ont empêchés de poursuivre dans le même rythme qu’on avait depuis le début. Globalement, c’est une pré-saison qui est plutôt réussie.

Ladyhoop : Pour un promu, le fait d’avoir ce groupe au complet était encore plus important…
SL : C’était important parce que l’on a beaucoup changé l’équipe. On a renouvelé l’effectif quasiment à 60%. Il a fallu trouver des automatismes, apprendre à vivre ensemble… Pour moi ce sont des valeurs qui, par la suite, seront importantes et indispensables pour aller chercher des victoires.

Ladyhoop : C’était une priorité d’avoir des recrues comme Maggie Lucas ayant déjà connu la division ?
SL : C’était important. Moi, comme la plupart des joueuses de l’équipe, on ne connaissait pas la Ligue Féminine. Il fallait des joueuses comme Joyce (Cousseins-Smith), Kamila (Stepanova)… qui connaissent cette division et qui vont pouvoir nous apporter cette expérience.

Ladyhoop : Au niveau de votre coaching, est-ce-que vous avez modifié des choses pendant la préparation?
SL : Non, on n’a pas révolutionné les choses. Aujourd’hui, il y a des points qui nous ont servis à aller chercher une montée. Il faut s’adapter au haut-niveau, mais il ne faut pas non plus tout changer. Il faut améliorer, corriger certains détails. C’est là le plus important. Changer sa façon de voir parce qu’on est arrivé sur une division supérieure, c’est la meilleure recette pour se planter.

Ladyhoop : Il y a aussi une forte attente autour de Landerneau car cela marque le retour d’un club breton au plus haut-niveau…
SL : Au niveau de la Bretagne, il y a un vrai engouement autour du club. Ça faisait depuis 18/20 ans et l’Avenir de Rennes qu’il n’y avait pas eu de club breton au plus haut niveau féminin. Cet engouement rend les choses plus existantes.

Ladyhoop : Avec le BBH en hand et vous, on voit une forte densité du haut-niveau féminin en Finistère. Qu’est-ce-que cela vous inspire ?
SL : Je crois que la Bretagne, et le Finistère qui plus est, est vraiment une terre de sportifs et sportives. C’est vrai que le BBH est un vrai exemple pour nous, c’est un club (situé à Brest ndlr) qui a connu une ascension très rapide. Maintenant, je crois que les valeurs de la Bretagne font que le sport a tout pour s’y développer.

Ladyhoop : Qu’attendez-vous de votre premier match face à Basket Landes ?
SL : L’objectif c’est de se jauger sur un match de championnat, même si pour moi cet Open c’est aussi quelque chose d’incomparable avec le championnat, car c’est un contexte très particulier. On veut rester soudé, avec des valeurs collectives, et surtout aller chercher une victoire.

Ladyhoop : Attacherez-vous davantage d’importance à la manière ?
SL : Cette année, je pense que l’on va plutôt s’attacher à la manière qu’aux résultats. Si on s’intéresse à construire quelque chose de solide, il y a de fortes chances de ne pas se planter dans le futur. Je préfère avoir quelques échecs maintenant pour construire des succès dans le futur.

Crédit photo : Ann-Dee Lamour