ITW Kendra Chéry : « Ana Dabovic, je la regardais à la télé, là je la côtoyais sur le terrain. Elle m’impressionnait »

ITW Kendra Chéry : « Ana Dabovic, je la regardais à la télé, là je la côtoyais sur le terrain. Elle m’impressionnait »

Kendra Chéry, 17 ans et vice-championne du monde U17, a participé au camp NBA Basketball Without Borders à Belgrade (Serbie). Sa rencontre avec Gregg Popovich ou Ana Dabovic, les entraînements et les briefings… La future joueuse (3/4) de l’ASVEL raconte.

Ladyhoop : Quel souvenir gardes-tu de ces cinq jours ?
Kendra Chéry : Une expérience incroyable. Je me suis retrouvée avec des joueuses contre qui je joue d’habitude. Et là, on jouait ensemble. C’était extraordinaire autant sur le terrain qu’en dehors, car j’ai pu découvrir d’autres cultures basket. Rien qu’au niveau du langage, ça parlait anglais, espagnol, serbe aussi forcément.

LH : Raconte-nous tes journées.
KC : Chaque matin, les coachs ou joueurs venaient nous partager leur expérience pendant 30 minutes. On échangeait avec eux, on pouvait poser nos questions. Après l’échauffement, on avait des ateliers individualisés, encadrés par des joueurs pros ou les coachs NBA. Ils nous corrigeaient et conseillaient. Et l’après-midi, on avait des matches.

LH : Que retiens-tu de cette expérience ?
KC : Ça m’a permis d’apprendre différemment qu’en France. Apprendre des joueurs et joueuses d’Euroligue, WNBA,  des coachs NBA… ce mélange des cultures, c’est enrichissant. Ça apporte beaucoup. On travaillait beaucoup techniquement, ils nous donnaient des conseils très précis. Ce que j’ai vraiment apprécié aussi, c’est qu’ils nous donnaient confiance en nous. On avait aussi beaucoup de temps libre donc on passait du temps avec les joueuses des autres pays. D’habitude en compétition, on se croise, mais on ne va pas sympathiser pendant le tournoi.

LH : Tu sens que tu as progressé techniquement ?
KC : Je ne pense pas avoir progressé sur ce camp précis. Car ce qu’ils m’ont dit, il faut encore que je le travaille, pour les intégrer concrètement. En attendant, j’ai quand même appris techniquement, notamment sur des mouvements.

 

LH : Quel est ton meilleur souvenir ?
KC : Quand j’ai parlé avec Gregg Popovich. Il m’a impressionné. J’ai beaucoup aimé sa façon de parler, posée. Ça m’a impressionné la façon dont il s’exprime. Il parlait des attitudes à avoir sur le terrain. Par exemple, sur les transitions, si on est en échec, il ne faut pas retenir ça mais y retourner. Sur le fait de travailler dur aussi. L’attitude, travailler dur, je le savais déjà mais c’est ce que je retiens de ce qu’il m’a dit.

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LH : Quel joueuse ou joueur t’a le plus impressionné ?
KC : Ana Dabovic. Je ne savais pas qu’elle allait être au camp. Quand j’étais petite, j’étais fan. Quand je l’ai vu arriver, je suis devenue ouf dans ma tête. Petite, je la regardais à la télé, là je la côtoyais sur le terrain. Elle m’impressionnait donc ça m’a fait bizarre. Mais celui avec qui j’ai le plus parlé, c’est Nikola Vucevic car il parlait français. Il m’a beaucoup conseillé sur des mouvements techniques.

LH : Est-ce que ce camp a changé quelque chose dans ta manière d’aborder ta première saison pro à l’ASVEL ?
KC : Je ne pense pas voir les choses différemment. Mais forcément que ça m’aide. Je prends tout ce qui peut m’aider : j’aime écouter ceux qui ont plus d’expérience, qui ont du vécu. Mais je pense avoir bien été préparée par mes trois années à l’Insep notamment.

LH : Quels sont tes objectifs personnels avec l’ASVEL ?
KC : Continuer d’apprendre et progresser techniquement, sur mon shoot, mon dribble. Sur tous les aspects. Physiquement aussi.

LH : Tu étais à ce camp avec dans les poches une fraîche médaille d’argent au Mondial U17, elle est encore dans un coin de ta tête ?
KC : Je n’aime pas perdre alors les cinq minutes après le coup de sifflet, je n’arrivais pas à fêter la médaille. Perdre une finale alors qu’on a le rêve de devenir championne du monde, c’est dur. Mais après, on prend le bon côté. On apprend dans la défaite, ça va nous aider pour la suite. Cette médaille, ce n’est pas celle attendue mais elle est quand même très belle. Elle récompense beaucoup de travail et d’investissement.

LH : Tu n’es pas encore majeure. Championne d’Europe U16, vice-championne du monde U17… Quel est ton rêve ?
KC : Jouer en WNBA et participer aux JO 2024. Enfin non, c’est un rêve qui est aussi un objectif. Mon rêve serait plutôt de gagner les JO 2024, surtout à Paris. On nous dit que nous sommes la génération Paris 2024 mais il reste beaucoup de chemin à faire. Il faut travailler, ce ne sera pas facile mais je vais tout faire pour.

 

 

 

Photo : FIBA