ITW Joyce Cousseins-Smith : « On joue décomplexé, alors si on peut créer l’exploit… »

ITW Joyce Cousseins-Smith : « On joue décomplexé, alors si on peut créer l’exploit… »

Le Hainaut (8e de la saison régulière) s’est qualifié pour les playoffs lors de la dernière journée de championnat. Joyce Cousseins-Smith et ses coéquipières affrontent Montpellier (1er de la saison régulière et champion en titre), en quart de finale. Le BLMA ne s’est imposé que d’un point (et après prolongation) pour le premier match des playoffs. La meneuse du Hainaut revient sur la fin de la saison régulière du club nordiste, et leur aventure en playoffs. A quelques jours du quart de finale retour samedi 8 avril, à domicile.

Ladyhoop : L’objectif en début de saison était le maintien. A quel moment vous avez eu les playoffs en tête ? 
Joyce Cousseins-Smith : A partir de décembre. On était bien, on a gagné des grosses équipes du top 4. On s’est dit pourquoi ne pas accrocher les playoffs !

LH : Pendant la saison régulière, vous gagnez des grosses écuries comme Montpellier et Bourges.
JCS : En les battant, on a réalisé des gros coups. On a pris confiance et on a su qu’on pouvait battre tout le monde si on faisait des gros matchs. Face à Montpellier ou Bourges, on joue décomplexé car on sait que la pression, ce sont elles qui l’ont. Et ça a payé.

LH : Quel est la force de l’équipe du Hainaut justement ?
JCS : La cohésion. On mouille toutes le maillot, on donne tout sur le terrain. C’est notre force. Oui, on a forcément des qualités basket pour arriver en playoffs, mais notre petit plus, c’est ça. Et c’est important. La salle est remplie à chacun de nos matchs à domicile, il y a une super ambiance et ça fait plaisir. Les gens aiment venir nous voir jouer. Forcément, c’est plus facile de remplir quand il y a des résultats, mais je pense qu’ils viennent aussi parce qu’ils savent qu’on donne tout sur le terrain.

LH : Vous vous qualifiez pour les playoffs sur la dernière journée de saison régulière. Face à Tarbes et là-bas. Comment avez-vous abordé ce match ?
JCS : On voulait absolument gagner et ne pas dépendre du match de Nice, qui jouait à Bourges [le Hainaut était qualifié en cas de défaite de Nice à Bourges, NDLR]. On ne voulait pas regarder le résultat de Nice et compter là-dessus. C’était à nous d’assurer. On avait déjà battu Tarbes, mais on savait que ce ne serait pas facile. C’était un match très serré mais on n’a rien lâché.

LH : Donc vous vous qualifiez pour les playoffs. Vous avez pu fêter ça un peu ? 
JCS : On a fait la fête dans les vestiaires. Mais pas tant que ça, car il fallait vite se reconcentrer. On jouait dès le samedi [1er avril] après.

LH : 1er match des playoffs, face à Montpellier en quart de finale. Le BLMA, champion de France en titre, est le favori. Vous perdez seulement d’un petit point. Vous avez forcément un coup à jouer à domicile pour décrocher un 3e match !
JCS : C’est que du plus, mais on a toutes envie de bien finir la saison. On a rempli les objectifs du club. Mais maintenant, on ne veut pas avoir de regret. On joue décomplexées, alors si on peut créer l’exploit, forcément, on donne tout ! Quand tu vas en prolongations et que tu perds d’un point, tu es forcément déçue. Mais on sait que les équipes du haut de tableau, ce n’est pas forcément les mêmes qu’en saison régulière. En playoffs, elles élèvent leur niveau de jeu. Maintenant, quant tu es 8e et que tu joues le 1er, la pression n’est pas sur nous. On a tout à gagner. Il ne faut surtout rien regretter.

LH : Personnellement, tu es régulière depuis le début du championnat. Sur les derniers matchs, tu mets 16 points à Tarbes, 15 à Montpellier. Comment te sens-tu ?
JCS : Je me sens plutôt bien. Je suis régulière, notamment aussi en passes décisives [plus de 5 en moyenne par match cette saison, NDLR]. J’essaie d’être fidèle à mes valeurs et ça fonctionne bien cette année.

LH : Ton avis sur la nouvelle formule, avec des playoffs à 8 équipes ?
JCS : Je trouve ça plus cool que le Challenge Round. Cela laisse de la place à plus de monde pour créer l’exploit.

Interview réalisée le 3 avril 2016.

Photo : Romain Chaïb