ITW  : Iliana Rupert raconte son aventure étoilée au camp NBA du All Star Week-end

ITW : Iliana Rupert raconte son aventure étoilée au camp NBA du All Star Week-end

Iliana Rupert, MVP de l’Euro U16 et espoir du basket français, rentre tout juste de Los Angeles. Elle fait partie des 67 adolescents, les meilleurs mondiaux de sa génération, invités par la FIBA et la NBA au camp réputé « Basketball Without Borders ». La Bleuette de l’Insep a assisté au All Star Game aux côtés avec Haby Niang (Lyon), Sekou Doumbouya (Poitiers) et Kilian Hayes (Cholet) et a pu s’entraîner avec des habitués de la NBA et de la WNBA. Entre le décalage horaire et son bac blanc à rattraper, Iliana Rupert (16 ans) revient sur cette expérience américaine, avec encore quelques étoiles dans les yeux.

 

Ladyhoop : Quelques jours après être revenue de Los Angeles, comment te sens-tu ?

Iliana Rupert : J’ai encore un peu la tête là-bas. Quand on m’a appris que j’allais participer à ce camp, je n’y croyais pas trop. J’ai réalisé vraiment en atterrissant là bas. C’est un camp super reconnu. Les coachs nous l’ont rappelé tous les jours. Ils disaient qu’on était la crème de la crème. Il fallait qu’on profite de s’entraîner avec des joueuses aussi fortes. Je ne men rendais pas compte sur le coup. Avec du recul, quand j’y pense, je me dis que c’était quelque chose. J’ai beaucoup appris, je n’ai plus qu’à appliquer tous les conseils que j’ai reçus sur le terrain.

LH : Raconte-nous le déroulé du camp.

IR : C’était super chargé. On en prend plein les yeux à chaque seconde. Mais tu te dis qu’il ne faut pas en louper une miette car tu ne revivras jamais ça. Je suis arrivée le mercredi à Los Angeles. Jeudi soir, on a eu une séance de shooting et de décrassage. On a eu des dotations, fait connaissance avec le staff. Après, il y a eu une sorte de cérémonie d’ouverture. Vendredi, samedi et dimanche, on avait 4 heures d’entraînements le matin. L’après midi, on avait des ateliers avec les coachs et des matchs. Le soir, on allait visiter Los Angeles. Et puis, on est allés au All Star Game. Ce sont des moments uniques.

LH : Et ce All Star Game alors ?

IR : C’est quelque chose… Difficile de décrire tout ça. Il y avait tellement de célébrités. Tu levais la tête et il y avait une nouvelle star ou un joueur de NBA. Le jeu, les chanteurs, les pompom girls, les animations, tout le show était fou. Ça change totalement de ce qui se fait en France.

LH : Un chouchou sur le parquet ?

IR : Je n’ai pas forcément de joueur préféré mais voir ces basketteurs exceptionnels sur le parquet, c’était quelque chose. Stephen Curry et son tir à 3 points, Lebron James, Russel Westbrook… Tous les voir d’un coup sur le terrain, ça fait bizarre. D’habitude, je les vois sur mon petit écran de téléphone. Revoir après des actions que j’ai vues en vrai, ça me fait bizarre aussi.

LH : Tu attendais plus le camp et les entraînements ou assister au All Star Game ?

IR : Le côté basket restait au dessus car c’était ma raison de ma venue à Los Angeles. Etre coachée et conseillée par des gens de la NBA et de la WNBA, c’est pas tous les jours. Il y avait des recruteurs aussi.

 

Photo : NBA

LH : La NBA et la WNBA, ce sont des championnats que tu suis attentivement ?

IR : Je ne me lève pas tous les matins en regardant les scores de NBA mais je suis régulièrement. Je regarde les meilleures actions. Par contre je suis plus la WNBA. Vu que c’est l’été, c’est plus facile pour moi. Là, il y avait des joueuses comme Stéfanie Dolson qui a fait le match des célébrités. Quand je l’ai vue, j’étais comme une fan qui voyait enfin sa star.  D’habitude quand je la vois, c’est sur Instagram. J’étais comme une enfant.

LH : Tu connaissais des filles ?

IR : Juste une de vue, une Allemande qui a terminé dans le cinq européen cet été. Mais c’était top de découvrir d’autres cultures basket. Le niveau était élevé mais c’était super enrichissant. Car les filles n’avaient pas les mêmes qualités, c’est un basket différent selon les continents. Chacune avait sa spécialité. C’est aussi ce qui fait que le camp soit aussi reconnu.

LH : Purement basket, tu retiens quoi ?

IR : Cela m’a permis de me comparer aux autres extérieures dans le monde. Voir mes points faibles, mes points forts, les choses à améliorer. Plein de petites choses pour mon avenir, me développer et m’éclaircir le chemin pour essayer de devenir une joueuse internationale.

LH : Ton meilleur souvenir de cette expérience américaine ?

IR : (Elle réfléchit). Ça va faire un peu cliché mais je dirais les soirées passées avec les autres filles. J’ai super bien sympathisé avec certaines. Le soir, on se posait dans une sorte de salon avec des canapés et des feux. On s’asseyait là et on rigolait toute la soirée. Ce sont des filles que je ne pense pas revoir, ou rarement. On a partagé beaucoup pendant ces trois jours. Ce sont des moments que j’ai apprécié sur le coup et que j’apprécie encore maintenant. Je pense que ça va rester.

LH : Le plus surprenant ?

IR : L’enthousiasme des Américains. Ils sont tout le temps à 300%, même dans les moments où tu te dis qu’une chose nécessite moins d’énergie, sur un échauffement, ou un exercice de passes par exemple. Je le savais avant car ils ont cette réputation mais le vivre, je ne pensais pas que c’était aussi fort. Ils ont tout le temps le même niveau d’investissement. Tout l’engouement autour du basket. C’est quelque chose qu’on peut leur envier.

 

 

Photo : NBA

LH : Tu as été élue dans le All Star, donc dans les 9 meilleur(e)s joueuses et joueurs du camp. Qu’est-ce que ça représente pour toi ?

IR : Il ne faut pas s’emballer trop vite, c’est juste un camp. Ça m’a surpris d’être élue dans ce All Star. Cela veut un peu dire que je commence à me faire une toute petite place au niveau mondial. Donc ça fait forcément plaisir de se dire que des pros du basket ont aimé ton jeu. Ça motive surtout pour la suite.

LH : On parle beaucoup de la génération Paris 2024. Entre ton titre de MVP de l’Euro U16 l’été dernier et l’invitation à ce camp, ça met la pression pour l’avenir ?

IR : C’est plus une source de motivation. Les gens mettent un espoir en nous, et j’espère représenter la France à Paris 2024. C’est de la bonne pression. Ça motive encore plus à travailler dur pour atteindre cet objectif.

Photo : FIBA.