[BLOG Prépa Physique] La récupération, une place toujours plus grande dans le basket de haut niveau

Les grandes finales du basket féminin approchent à grands pas. Dans les prochains jours vont se jouer la finale de la coupe de France et les Final Four LF2 et NF1. La saison de basket a été éprouvante pour les organismes et une nouvelle problématique vient s’ajouter aux entraînements traditionnels : la récupération. En effet, si on prend l’exemple du club de Bourges, cette saison, en allant jusqu’au Final Four de l’Euroligue, la Finale de la Coupe de France et la finale LFB, les Tangos auront participé à plus de 50 rencontres ! En pleine saison, les clubs qui participent aux coupes d’Europe enchainent des matchs pratiquement tous les 3 jours. Avec les longs voyages, il devient ainsi difficile de s’entraîner convenablement et de développer des qualités physiques, techniques et tactiques.
La gestion de la récupération entre les échéances compétitives prend tout son sens et devient même la problématique principale des clubs engagés dans toutes les compétitions. La plupart des techniques de récupération ont pour objectifs de :

– garder une fraîcheur physique suffisante pour les matchs à venir

– prévenir des blessures.

Les moyens principaux utilisés sont :

– les massages (diminue l’inflammation, diminue la sensation des douleurs, augmente la sensation de bien- être),
– la cryothérapie (effet antalgique et anti-inflammatoire, diminue la sensation des douleurs perçues),
– l’électrostimulation (fait diminuer plus rapidement la concentration en lactate sanguin, diminue la douleur et stimule la sécrétion des endorphines),
– le sauna, le hammam (augmente la sensation de bien-être).
Dernièrement, on a vu apparaître la Cryothérapie Corps Entier (CCE). Il s’agit une chambre entière où les sportifs vont pouvoir séjourner pendant quelques minutes dans une atmosphère sèche à -130° pendant quelques minutes (après avoir protégé toutes les extrémités du corps). Ce procédé, très onéreux, est peu répandu en France (INSEP). Il a pour objectif de créer une choc thermique permettant de réduire les inflammations.
Ces techniques sont à employées selon des protocoles bien définies et ne sont pas à prendre à la légère. Cependant, les moyens de récupération « artificiels » n’ont aucun effet s’ils ne sont pas couplés à une hygiène de vie irréprochable. C’est à dire d’un profond sommeil réparateur suivi d’une alimentation équilibré mais riche en glucide à index glycémique faible pour combler les réserves en glycogène, et en protéine pour « réparer » les fiches musculaires endommagées par l’activité physique intense.

Au même titre que les étirements, les récentes études scientifiques tendent à contredire de plus en plus  les intérêts de toutes ces techniques de récupération. Mais, au même titre que les étirements, leur principal utilité est, selon moi, qu’elle procure chez le sportif, du repos, du calme et une sensation de bien-être. En somme, un effet placebo indispensable. Et c’est bien ça l’essentiel !
Mikaël Berthommier
Préparateur physique professionnel
Fondateur du site http://www.prepaphysique.fr«