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ITW – Caroline Hériaud, Championne du monde 3×3 : « Je ne sais pas si je réalise »

ITW – Caroline Hériaud, Championne du monde 3×3 : « Je ne sais pas si je réalise »

Il y a un peu plus d’une semaine, Caroline Hériaud devenait Championne du Monde universitaire de 3×3. A 20 ans, elle gère sa double-vie de basketteuse en LF2 et étudiante en Staps à Nantes. La joueuse de La Roche revient sur ce titre et le parcours des Bleues en Chine.  

Ladyhoop : Alors, ça fait quoi de se dire « Je suis championne du monde » ?

Caroline Hériaud : C’est un truc de fou. Je ne sais toujours pas si je réalise. C’était extraordinaire.

LH : Tu jouais avec Laetitia Guapo, Moina Tuieinui Le Beherc et Annabelle Caprais. Tu les connaissaient avant ?

CH : En Chine, c’était la première fois qu’on jouait ensemble. J’avais déjà joué contre elles en championnat universitaire français, ou alors en Open 3×3 l’été. En fait, j’ai plus souvent joué contre elles qu’avec elles. Mais la cohésion s’est faite toute seule. On est arrivé quelques jours plus tôt en Chine pour jouer ensemble. C’est plus facile quand on est 4 qu’en équipe de 10. On était sur la même longueur d’onde.

LH : L’Equipe de France avait déjà remporté le titre en 2014, lors du précédent championnat du Monde. L’or, c’était l’objectif ?

CH : On savait qu’on avait un titre à défendre mais nous, on partait de zéro. Notre objectif était de faire une médaille. Le titre, c’est le truc en plus.

LH : Raconte-nous votre parcours jusqu’en finale.

CH : On était dans une poule de 4 et on savait que les 4 étaient qualifiés pour les quarts. L’essentiel était d’avoir une bonne place pour obtenir un bon tableau après. Notre premier match, on le gagne face à la Chine. Après on rencontre une autre équipe de Chine-Tapei, celles qu’on retrouve en finale. Mais cette fois, on perd. C’est notre seule défaite. Après, on bat la Thaïlande, mais d’un seul petit point, c’était très serré. En quart de finale, on retrouve la Thaïlande. En demi-finale, on gagne 18-15 face à la Hongrie. C’était aussi très serré. Là, on fait un super match.

LH : La finale contre la Chine-Tapei, victoire en prolongations, c’est un peu un scénario de fou…

CH : C’est ça ! Il y avait plusieurs équipes chinoises. Celle qu’on joue en finale, ce n’était pas celle de l’université chinoise où on jouait, alors c’était un peu comme si les deux équipes étaient à l’extérieur. C’était fou. Le match a été serré jusqu’au bout…

LH : Et ce tir au buzzer de Laetitia Guapo qui vous offre le titre !

CH : C’était fou. Notre stratégie, c’était de commencer le match par défendre comme ça, on a la balle en main si on va en prolongation. Là, on se dit qu’on joue le 2 point. Et Laetitia le met dedans direct. Et là, c’est l’explosion de joie ! Un sentiment fou !

LH : En plus, les gars gagnent aussi le titre…

CH :  C’est un beau doublé ! Je crois que c’est la première fois en plus. Car il y a deux ans, les gars avaient remporté la médaille d’argent. C’était cool de partager ça, car on a vécu ensemble pendant un peu plus d’une semaine : on avait le même coach, on était à côté à l’hôtel, on mangeait ensemble. ça fait plaisir !

LH : Tu as passé un peu plus d’une semaine en Chine. Qu’as tu pensé du pays ?

CH : C’était la première fois que j’y allais. On n’a pas eu vraiment le temps de visiter mais on s’est baladé dans la ville, à Xiamen. On a vu la pauvreté, des endroits surpeuplé… C’est une autre culture, c’est très spécial. Mais ça reste une bonne expérience.

LH : Si tu devais retenir qu’un seul souvenir ?

CH : Sans hésiter, le tir en prolongation qui nous offre la victoire et le titre ! C’était fou !

LH : Tu es en Equipe de France universitaire car tu fais des études en Staps à Nantes. Comment arrives-tu à gérer cette double vie avec ta carrière en LF2 à La Roche ?

CH : C’est la 3e année que je gère les deux. Je commence à m’habituer. Il faut bien s’organiser. Par exemple, dans le minibus en déplacement, je travaille. ça devient plus compliqué pendant les exams. Mais ça se fait !

À propos de l'Auteur

Dorine

Rookie de l'équipe, adepte des mooves de Candace Parker, de la rage de vaincre de Shaqoubou et des commentaires de David Cozette.

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