Vu la nouvelle performance affolante de Céline Dumerc hier soir(23 pts à 10/15, 4 rbds et 6 pds), on pourrait être tenté de résumer le braquage de l’équipe de France face à la République Tchèque hier à son seul fait. Ce serait une erreur.
Bien sûr, les paniers qu’elle a rentrés et sa qualité de jeu sur le fil du match ont été déterminants, mais dans son sillage, c’est toute l’équipe qui a relevé la tête dans le dernier quart-temps pour imposer sa volonté aux Tchèques. Endene Miyem en est l’illustration parfaite.
Ses 14 points à 3/4 aux tirs et 5 rbds ont été décisifs, tout comme son engagement physique et sa sûreté aux lancers francs dans les derniers instants.
« On n’a vraiment pas paniqué », nous a-t-elle expliqué.
« On était justement trop molles et un peu stressées par l’enjeu. On s’est mis la pression en début de match. On avait un peu peur, mais on s’est dit qu’il fallait que ça s’arrête. »
C’est cependant souvent plus facile à dire qu’à faire, surtout quand l’adversaire rentre tous ses shoots, même les plus incroyables. Mais ce qui fait la force de cette équipe de France jusqu’ici, c’est que malgré ses coups de mou ou ses approximation, elle ne semble pour l’instant jamais douter dans sa capacité à vaincre malgré tout et à trouver des solutions.
« Une de nos forces, c’est qu’on peut compter sur tout le monde. Aujourd’hui ça sera une telle, demain ça sera l’autre et on sait qu’on sera toutes là et qu’on pourra toutes compter les unes sur les autres. »
Hier soir, l’un des détonateurs semble avoir été la sortie sur blessure d’Élodie Godin. Dans la foulée, on a senti que les joueuses sur le terrain haussaient d’un coup leur niveau d’intensité, à l’image d’une Sandrine Gruda bien plus dure dans le combat ou d’Endy.
« C’est sûr que ça a joué », confiait-elle.
« On a perdu notre copine. Ça fait mal au cœur, on se dit “Bon, déjà Élo n’est plus là, en plus on se fait marcher dessus. Ça suffit !“. »
Et dans la foulée, les Françaises ont totalement repris la main sur le match pour prolonger encore l’aventure. Preuve de sa sérénité retrouvée, l’adresse aux lancers francs : 16/18. Endy en a d’ailleurs enfilé deux ultra précieux sur le fil. De l’extérieur, elle paraissait en pleine confiance, mais dans sa tête, ça bouillonnait visiblement.
« Je crois que c’est l’apparence », nous a-t-elle confié en riant au sujet de son apparente sérénité.
« Je sais qu’à la fin il vaut mieux être sereine parce qu’il y a des lancers francs importants à mettre. Il faut pouvoir être cool, avoir du sang froid et c’est ce que je me suis dit qu’il fallait que j’aie. On souffle, on respire et on essaie de faire les choses correctement pour essayer de finir le match. »
Comme quoi la méthode Coué, ça peut marcher. Pierre Vincent, quant à lui, n’était pas du tout surpris.
« Endy a une main très sûre, elle a beaucoup d’expérience, elle connaît bien le jeu. »
Elle l’a prouvé encore hier de la plus belle des manières.
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